Du 10 au 18 janvier 2026, la Philharmonie de Paris ouvre l’année musicale avec l’un de ses rendez-vous les plus attendus : la douzième Biennale de quatuors à cordes. Pendant huit jours, ce genre emblématique de la musique de chambre est exploré dans toute sa richesse, réunissant grandes formations internationales, jeunes ensembles en devenir et projets singuliers. Une immersion intense dans un univers où exigence, recherche et spiritualité se rencontrent.
Genre à part dans l’histoire de la musique occidentale, le quatuor à cordes occupe une place singulière dans l’imaginaire des compositeurs. Réunion homogène de quatre instruments issus d’une même famille, il constitue à la fois une épreuve de vérité, un terrain d’expérimentation et, pour certains, un véritable chemin intérieur. C’est à cette aventure musicale et humaine que la Philharmonie de Paris consacre la 12e édition de sa Biennale de quatuors à cordes, du 10 au 18 janvier 2026.
Temps fort de la saison, la Biennale s’ouvre et se referme avec l’un des ensembles les plus emblématiques de la scène internationale : le Quatuor Ébène, familier des lieux et mémorable interprète de l’intégrale Beethoven en 2020. Pour le concert d’ouverture, les Ébène s’associent au Quatuor Belcea, partenaire de longue date, dans un programme ambitieux placé sous le signe de la grande forme. Le samedi soir, l’Octuor d’Enesco, foisonnant de richesse thématique et contrapuntique, est précédé de deux quatuors interprétés par les Ébène. Le dimanche après-midi, place à l’Octuor de Mendelssohn, référence absolue du genre, précédé cette fois de quatuors joués par les Belcea.

Le dialogue entre tradition et modernité se poursuit le dimanche suivant avec Absolute Jest de John Adams, où le compositeur américain tisse son propre langage à partir de fragments de Beethoven (opus 131, 135 et Grande Fugue). Pour cette œuvre spectaculaire, le Quatuor Ébène est rejoint par l’Orchestre Français des Jeunes, également présent pour le concert de clôture.
Tout au long de la semaine, la programmation fait se croiser figures majeures du quatuor à cordes et ensembles plus rares, parfois invités pour la première fois à la Philharmonie. Parmi eux, les quatuors Dutilleux, Leonkoro, Béla, Casals, Arod, Jérusalem, Hagen, mais aussi les Tana, Isidore ou encore les très éclectiques Brooklyn Rider. Fidèle à sa vocation de découverte et de transmission, la Biennale propose également « l’après-midi du quatuor », le samedi 10 janvier, réunissant six jeunes formations à l’aube de leur carrière, ainsi qu’une audition internationale le 17 janvier, offrant à des ensembles sélectionnés l’opportunité de se produire devant des personnalités du monde musical européen.
Enfin, la Biennale s’ouvre aux métiers de l’instrument avec un dimanche consacré à la troisième édition du concours international de lutherie du Musée de la musique et de l’association Talents et Violon’celles, dédié cette année à l’alto. Autant de propositions qui font de cette Biennale un panorama vivant, généreux et profondément actuel du quatuor à cordes.
