Du 3 au 5 juillet 2026, le Festival La Feuillie Classic revient en Normandie pour une deuxième édition placée sous le signe de la transmission, de la création et de l’excellence musicale. Installé dans l’église Saint-Eustache de La Feuillie, remarquable édifice des XIVe et XVIe siècles, ce jeune rendez-vous fondé par le violoncelliste Henri Demarquette et son fils Victor entend faire rayonner la musique de chambre au cœur d’un territoire rural profondément attaché à son patrimoine.
Une aventure musicale et familiale
Né en 2025 avec la volonté de rapprocher les grandes œuvres du répertoire des publics éloignés des grands centres culturels, La Feuillie Classic poursuit son développement tout en conservant ce qui fait sa singularité : une atmosphère à taille humaine où artistes et spectateurs partagent bien davantage que des concerts.
À quelques kilomètres de Lyons-la-Forêt, où séjourna Maurice Ravel, le festival s’inscrit dans un environnement chargé d’histoire et de mémoire. L’église Saint-Eustache, dont la flèche de bois culmine à plus de cinquante mètres, offre un écrin idéal à une programmation consacrée à la musique de chambre, dans un esprit de proximité et d’échange.
Entre chefs-d’œuvre et création contemporaine
L’une des lignes directrices du festival consiste à faire dialoguer les grandes pages du répertoire avec la création d’aujourd’hui. Fidèle à cette ambition, l’édition 2026 s’ouvrira le 3 juillet avec un programme réunissant le Trio n°2 de Schubert et le Quintette n°2 de Dvořák autour d’une création mondiale du jeune compositeur français Gabriel Durliat, âgé de vingt-cinq ans.
Cette commande annuelle à un compositeur de moins de trente ans illustre l’engagement du festival en faveur de la jeune génération et de l’avenir du répertoire.
Le lendemain, le concert « Poème(s) » explorera les liens entre littérature, imaginaire et musique à travers un parcours éclectique allant de Dukas à Arvo Pärt, en passant par Schumann, Chausson, Janáček ou Liszt. Une invitation à découvrir comment la musique peut suggérer le récit, l’émotion ou la poésie sans le secours des mots.

Natalie Dessay invitée de cette deuxième édition
Le dimanche matin, le festival proposera un format original intitulé « Une heure avec… ». Pour cette édition, la soprano Natalie Dessay, le baryton Laurent Naouri et la pianiste Shani Diluka se réuniront autour du programme Histoires naturelles, consacré aux multiples évocations de la nature dans le répertoire vocal français et européen.
Cette rencontre artistique précédera le traditionnel pique-nique champêtre réunissant artistes et public, devenu l’un des marqueurs de l’identité du festival.
La transmission au cœur du projet
Plus qu’une simple série de concerts, La Feuillie Classic revendique une véritable mission de transmission. Présentations d’œuvres, rencontres avec les artistes, médiations autour de la création contemporaine ou encore actions menées auprès des scolaires, des associations locales et de l’EHPAD de La Feuillie témoignent de cette volonté d’ouverture.
Le concert de clôture illustrera parfaitement cette philosophie avec « Les clés du chef-d’œuvre », moment pédagogique consacré cette année au célèbre Quintette « La Truite » de Schubert, présenté par Gabriel Durliat avant son interprétation.

« La Feuillie Classic est né de trois passions qui nous sont chères : la musique, la Normandie et les liens familiaux. Pendant trois jours, nous souhaitons offrir au public une expérience artistique conviviale et exigeante autour des plus grands chefs-d’œuvre de la musique de chambre, dans un cadre patrimonial exceptionnel. » Henri et Victor Demarquette
À travers cette deuxième édition, La Feuillie Classic confirme son ambition : faire dialoguer patrimoine, création et excellence artistique dans un cadre convivial où la musique devient un véritable vecteur de rencontre. Une démarche qui contribue également à la valorisation du patrimoine local, une partie des recettes étant consacrée à la restauration de l’église Saint-Eustache, cœur battant du festival.
