Figure montante de la Vienne des années 1900, ami d’Arnold Schoenberg et de Gustav Mahler, Oskar C. Posa était considéré comme un espoir du Lied allemand. Ses mélodies étaient chantées dans toute l’Europe et jusqu’aux États-Unis. Mais sa carrière fut marquée par les revers : la création malheureuse de sa Sonate pour violon et piano, puis son effacement progressif sous le régime nazi, qui bannit sa musique et finit par effacer son nom des dictionnaires.
Un premier enregistrement mondial pour un compositeur disparu de l’histoire
C’est une véritable aventure musicologique que signe Voilà Records pour sa toute première parution : la redécouverte d’un compositeur autrichien oublié, Oskar C. Posa (1873-1951), dont la musique n’avait plus été jouée ni enregistrée depuis près d’un siècle.
Le 19 septembre, le jeune label lance un livre-disque 2 CD de 264 pages, fruit de quatre années d’enquête passionnée.
Un trésor musical dans un livre-disque d’exception
Le coffret présente 2h30 de musique inédite : 24 Lieder pour baryton et piano, une Sonate pour violon et piano et un Quatuor à cordes resté mystérieusement inédit.
Ces pages d’une grande richesse expressive prennent vie grâce à de jeunes interprètes français :
Edwin Fardini (baryton), Juliette Journaux (piano), Eva Zavaro (violon) et le Quatuor Métamorphoses.
Le livret de 264 pages fait bien plus qu’accompagner l’écoute : il constitue un véritable essai, rassemblant biographie, textes chantés traduits, analyses musicales et réflexion sur les raisons de l’oubli.
Une plongée dans la Vienne mordorée de 1900, entre l’effervescence du romantisme finissant et les premiers éclats de la modernité.
Voilà Records : redonner voix à l’oubli
Tout est parti d’une vieille affiche de concert, retrouvée par hasard en 2020, pendant le confinement. De cette découverte fortuite est née une enquête passionnée, menée jusqu’à la reconstitution complète de l’œuvre de Posa.
Le directeur artistique Olivier Lalane en a fait le point de départ d’un projet plus vaste :
« Voilà Records est né pour redonner vie à ces compositeurs au talent immense, restés ensevelis sous les sables de l’histoire. »
Un projet pionnier, porté par la conviction que l’histoire de la musique n’est pas close — et que certaines voix méritent encore d’être réentendues.
